Activités

Mon « Chemin sensoriel »

Je l’ai réalisé moi même durant ma formation d’éducatrice de jeunes enfants ! ^^ (2011/2012) J’ai pu le mettre en place durant mon stage long de 3ème année de formation. C’était en crèche collective dans la section « des moyens » enfants âgés de 12 à 20 mois.

Grâce à celui –ci, les enfants peuvent découvrir des matières, des sensations et acquérir différentes connaissances et compétences.

J’ai pu observer les enfants dans la découverte de cet objet.

Ce « chemin sensoriel » à été réfléchi en groupe, ce qui à permis de donner un avant gout du travail en équipe. Par ailleurs, nous avions fait le choix d’avoir chacune notre support afin de le garder par la suite, soit de le laisser sur notre lieu de stage long ou encore de le proposer en poste après l’obtention de notre diplôme…

Petit retour en arrière…

Réflexion autour de la réalisation :

Nous avions d’abord pensé à un tapis sensoriel. Ainsi nous avons listé les matériaux qui nous semblaient intéressants à faire découvrir aux enfants. Nous souhaitions des matières procurant des sensations variées: qui piquent, qui grattent, qui soient douces, molles, froides, dures, ductiles. A ce moment précis, nous nous sommes rendus compte que le support « tapis », n’était donc pas approprié. Il nous fallait un support dur pour fixer les matériaux. Le bois semblait le plus adapté pour sa solidité et sa qualité. Nous avons utilisé deux planches de bois reliées entre elles par une charnière, sur lesquelles sont collés les matériaux. Notre projet est donc devenu un chemin sensoriel.

Maintenant intéressons nous à la partie conception :

chemin sensoriel 1

Après le choix du support, nous avons commencé à récolter les différents matériaux, chez nous comme chez les commerçants, tout en pensant au coût final. Quelques temps après, nous avons fait un point sur les matériaux récoltés et manquants. Suite à cela, nous avons éliminés certains (carton ondulé, bouchons, pompons, miroir, plâtre, grelots, lettres aimantées), et rajoutés d’autres (fleur de douche, sac plastique).

Nous en sommes donc restés aux matériaux suivants (tapis d’évier, velours, fourrure, toile Emeri, sac plastique, plumes, paillasson, carrelage, scotch Brite, filet à trous, ficelle, éponge, fleur de douche, boutons, poche de gel, paillettes, tissus à paillettes, tissu en peau de mouton).

Afin de trouver tous nos matériaux, nous nous sommes répartis les recherches, et avons finalisé la collecte. Une fois tout réuni, nous avons réfléchis à la manière de les disposer, puis de les coller. Chaque matériau ayant une consistance différente, nous avons utilisé plusieurs modes de fixation (colle néoprène, agrafes, vis, scotch double face, velcro, glue). Ne pouvant pas coller directement certains matériaux sur le bois, nous les avons préalablement collés sur des morceaux de cartons, eux-mêmes fixés sur les planches en bois.

 Pour pouvoir nous adapter à chaque tranche d’âge dans nos structures, nous avons réalisé des répliques miniatures de chaque matériau placé dans un petit sac (proposition pour les plus grands sous forme de « mémory »).

Intérêts et objectifs :

Ce projet répond à un besoin de l’enfant car toucher est « un moyen de relation avec ce qui l’entoure»1.  La sensorialité est donc inhérente à notre projet. Comme le disent Jean EPSTEIN et Cloé RADIGUET, « la variété des sensations transmises par leurs mains et leurs jambes sont autant d’éléments accélérant l’acquisition du schéma corporel »2 . Le vocabulaire est aussi développé (nommer et qualifier les différentes matières, échanger avec l’enfant sur ses ressentis…).

A travers nos différentes adaptations, ce projet permet de développer l’intellect de l’enfant (« intelligence manuelle »)3, mais aussi sa symbolisation: il va représenté une image mentale de la matière à partir de photos. Donc l’enfant apprend en jouant.

En conclusion de cet article, je dirais qu’en réalisant ce chemin sensoriel, j’ai pu exprimer ma sensibilité, j’ai pu faire preuve d’imagination et de créativité, développant un peu plus ces capacités qui me paraissent importantes dans ce métier. J’ai pris plaisir à réaliser ce projet, à manipuler et découvrir les différentes matières.

  1. 1 Jean Epstein et Chloé Radiguet, L’explorateur nu, Ed Universitaires, p15
  2. 2 Jean Epstein et Chloé Radiguet, L’explorateur nu, Ed Universitaires, p88
  3. 3 Jean Epstein et Chloé Radiguet, L’explorateur nu, Ed Universitaires, p42

 

 

 

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